Soyez souples, utilisez la méthode agile dans vos projets

L’équipe USTS vous fait découvrir dans cet article la méthode agile, dont la première a été créée par James Martin en 1991 et qui a permis de révolutionner le mode de travail des entreprises.

 

La méthode agile, c’est quoi ? Est-ce encore un dérivé du Yoga ?

Houlala malheureux, je t’arrête tout de suite, la méthode agile n’a rien à voir avec des positions douteuses … Le but n’est absolument pas de taper sur ton ordinateur en position du lotus blanc, c’est plutôt une façon de travailler.

Comme je vous l’avais déjà expliqué dans l’article sur la méthode Scrum (une des méthodes agiles), le principe est d’aller à contre-courant de la méthode traditionnelle. Celle-ci vise à demander au client ce qu’il souhaite exactement au démarrage de la réalisation, et vise également à faire un point avec lui seulement à la fin de la conception du projet. Le but est donc d’être plus souple et de faire participer le client à toutes les étapes de la conception du projet afin qu’il obtienne exactement ce qu’il veut.

Les différentes méthodes agiles :

  • Rapid Application Development (RAD, 1991)

  • Intégration continue (1991)

  • Dynamic systems development method (DSDM, 1995, consortium anglais commercialisant le RAD)

  • Scrum (1996)

  • Extreme programming (XP, 1999)

  • Adaptive software development (ASD, 2000)

  • Développement fondé sur les fonctionnalités (FDD pour Feature Driven Development, 2003)

  • Behavior-driven development (BDD, 2003)

  • Crystal clear (2004)

Vous noterez qu’on en dénombre 9 (si vous en voyez moins ou plus, c’est que vous n’avez pas encore appris à compter) mais, au final, les plus souvent utilisées sont les méthodes Scrum et extreme programming – appelé également méthode XP.

Les valeurs pour travailler selon la méthode agile :

Si vous voulez fonctionner par cette méthode, il faudra privilégier les quatre valeurs suivantes :

1) Les individus et leurs interactions plus que les processus et les outils

2) Des logiciels opérationnels plus qu’une documentation exhaustive

3 ) La collaboration entre les développeurs et les clients plus que la négociation contractuelle

4) L’adaptation au changement plus que le suivi bête et méchant d’un planning

Les principes communs à toutes les méthodes agiles :

Dans le manifeste du développement agile, qui est un texte rédigé en 2001 par 17 experts du développement d’applications informatiques sous la forme de plusieurs méthodes dites agiles, on retrouve 12 principes communs à toutes les méthodes agiles. Les voici :

1) Notre plus haute priorité est de satisfaire le client en livrant rapidement et régulièrement des fonctionnalités à grande valeur ajoutée.

2) Accueillez positivement les changements de besoins, même tardivement dans le projet. Les processus agiles exploitent le changement pour donner un avantage compétitif au client.

3) Livrez fréquemment un logiciel opérationnel avec des cycles de quelques semaines à quelques mois (de préférence les plus courts).

4) Les utilisateurs, ou leurs représentants, et les développeurs doivent travailler ensemble quotidiennement tout au long du projet.

5) Réalisez les projets avec des personnes motivées. Fournissez-leur l’environnement et le soutien dont elles ont besoin et faites-leur confiance pour atteindre les objectifs fixés.

6) La méthode la plus simple et la plus efficace pour transmettre des informations à l’équipe de développement est le dialogue en face à face.

7) Un logiciel opérationnel est la principale mesure d’avancement.

8) Les processus agiles encouragent un rythme de développement soutenable. Ensemble, les commanditaires, les développeurs et les utilisateurs peuvent être capables de maintenir indéfiniment un rythme constant.

9) Une attention continue à l’excellence technique et à une bonne conception renforce l’agilité.

10) La simplicité – c’est-à-dire l’art de minimiser la quantité de travail inutile – est essentielle.

11) Les meilleures architectures, spécifications et conceptions émergent d’équipes auto-organisées.

12) À intervalles réguliers, l’équipe réfléchit aux moyens de devenir plus efficace, puis règle et modifie son comportement en conséquence.

En conclusion,

Le développement agile, appelé aussi développement adaptatif, se caractérise donc par un style de conduite de projet itératif incrémental, centré sur l’autonomie des ressources humaines impliquées dans la spécification, la production et la validation d’une application intégrée et testée en continu.

C’est surtout une manière de s’organiser et d’aborder une gestion de projet. Autrement dit, c’est bien plus qu’une méthode qu’il faut apprendre, c’est un état d’esprit qu’il faut acquérir.

Sources articles : Agiliste et Blog-gestion-de-projet

Source image : Stoke.adobe.com

Agence USTS : usts.fr

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