À la découverte de la méthode Scrum

L’équipe USTS vous fait découvrir cette semaine la méthode Scrum, expérimentée en 1993 et qui est maintenant la méthode agile la plus utilisée dans le monde dans le développement de produits complexes.

 

En deux mots, c’est quoi le principe d’une méthode agile ?

Alors la… Voilà, ça fait deux mots, bonsoir ! (Quel plaisantin). Pour faire simple, il est déjà bon de préciser que le terme n’est pas forcément approprié, il s’agit plutôt d’un état d’esprit agile. Le principe est, ainsi, d’aller à contre courant de la méthode traditionnelle, qui vise à demander au client ce qu’il souhaite exactement en entrée de réalisation et à faire un point avec lui seulement à la fin de la conception du projet. Le but est donc d’être plus souple et de faire participer le client à toutes les étapes de la conception du projet afin qu’il obtienne exactement ce qu’il veut.

En trois mot, c’est quoi la méthode Scrum alors ?

En trois mots ? Tu crois qu’on joue à Pyramide ou quoi ? La méthode Scrum (« mélée » in english please) est une méthode agile dédiée à la gestion de projet et qui a pour objectif d’améliorer la productivité de son équipe aussi. Ceci étant dit, « méthode » n’est pas forcément le bon terme encore une fois, il s’agit plutôt d’un cadre méthodologique qui donne précisément les rôles de chacun, avec un rythme itératif (séquentiel si vous préférez), de petites réunions précises, des artefacts (product backlog, sprint backlog, graphique d’avancement) et des règles du jeu.

Les pré requis

  • Un grand mur libre et dégagé dans l’espace de travail de l’équipe.
  • Blocs de post-it et marqueurs.
  • L’ouvrage « Scrum et XP depuis les tranchées ».
  • Jeu de cartes ou logiciel de Planning Poker.

Les rôles dans le Scrum

Le Scrum Master

  • S’assure que les principes et les valeurs de Scrum sont respectés
  • Facilite la communication au sein de l’équipe
  • Cherche à améliorer la productivité et le savoir faire de son équipe

L’équipe

  • Pas de rôle bien déterminé : architecte, développeur ou aussi testeur
  • Tous les membres de l’équipe apportent leur savoir faire pour accomplir les tâches
  • Taille de 6 à 10 personnes en général et pouvant aller jusqu’à 200 personnes

Le Product Owner

  • Expert métier qui définit les spécifications fonctionnelles
  • Établit la priorité des fonctionnalités à développer ou à corriger
  • Valide les fonctionnalités développées
  • Joue le rôle du client

Comment fonctionne cette méthode Scrum ?

Tout d’abord, Sachez déjà que cette méthode fonctionne par cycle avec des itérations de trois ou quatre semaines que l’on nomme « Les sprints ». Les demandes et exigences initiales sont dressés et hiérarchisés par le client, c’est ce qu’on appelle « le produit backlog ». Évidemment, il ne doit pas forcément contenir toutes les fonctionnalités attendues, le principe de la méthode étant justement de faire évoluer le projet au fur et à mesure avec le client. Ces fonctionnalités, que l’on nomme « User Stories » doivent contenir les informations suivantes :

  • ID : un identifiant unique
  • Nom : un nom court (entre 2 et 10 mots), descriptif de la fonctionnalité attendue par le client. Le nom doit être suffisamment clair pour que les membres de l’équipe et le Product Owner comprennent de quelle fonction il s’agit. Le nom ne doit pas introduire d’ambiguïtés.
  • Importance : Fixer la priorité des Stories. La priorité d’une story peut être changée en cours de réalisation du projet.
  • Estimation : La quantité de travail nécessaire pour développer, tester, et valider cette fonctionnalité. L’unité de mesure peut être un nombre de jours idéaux ou un nombre de points aussi. Les estimations se font en relatif en comparant les estimations des stories terminées avec la story à estimer.
  • Démo : Un test relativement simple qui constitue un test de validation.
  • Notes : Toute autre information : clarifications, références documentaires…

Ensuite, une fois que c’est fait, avant de commencer chaque sprint, il est bon d’organiser une réunion de planification, que les anglophones nomment également « le sprint planning meeting », elle a pour but de fixer et de sélectionner les exigences prioritaires du client. Elle seront ainsi développées, testées et présentées au client à la fin du sprint. Durant ces fameux sprints seront organisées, tous les jours, les fameuses « mêlées », qui sont en réalités des courtes réunions d’avancement d’environ 15 minutes. Elles ne servent pas à raconter ce que vous avez fait pendant le week-end mais à identifier les problèmes et à les exprimer tout en stimulant l’esprit d’équipe. Chaque membre doit expliquer ce qu’il a fait, les problèmes rencontrés, et ce qu’il va faire aujourd’hui pour se coordonner avec les autres.

A la fin de ces réunions, le Scrum Master maintient un graphique appelé « sprint burndown chart ». Ce graphique donne une bonne vision de ce qui a été fait et du rythme de travail de l’équipe. Il permet également d’anticiper si toutes les stories du Sprint Backlog seront terminées à la fin de l’itération ou non.

En conclusion,

La méthode Scrum prône trois choses. L’adaptabilité, sous l’effet de l’expérience acquise et des spécificités du projet, la visibilité, pour évaluer les résultats du processus et l’inspection, qui consiste à vérifier les écarts par rapport à l’objectif initial. C’est à vous de jouer maintenant !

 

Sources articles : Blog Thierry Pigot et Agiliste.fr

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Agence USTS : usts.fr

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